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Archive for the ‘Syndrome d’Aliénation Parentale’ Category

Les conséquences du Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP) sur l’enfant sont profondes, durables et parfois très graves et irréversibles.

Certains comportements de l’enfant sont révélateurs de l’influence néfaste avérée d’un parent aliénant. Plus le travail de SAP est durable et profond, plus les effets sont visibles et dévastateurs.

Orphelin d’un parent pourtant bien vivant, l’enfant est piégé et instrumentalisé à loisir. Voici une liste de ces comportements qui, peu à peu seront totalement intégrés et de moins en moins conscients :

– Langage adulte : l’enfant expose des idées et dit des phrases dans un vocabulaire qui n’est pas le sien. « C’est normal que je réagisse comme cela, c’est une phase de l’enfance (de l’adolescence) où l’on est perturbé, les psys le savent bien ! ».

– Calomnie et exclusion : l’enfant critique et dénigre souvent le parent aliénant. Il affiche sa haine : « Il se prend pour qui ? ». « Comme père il est bidon ». « S’il croit que je vais aller à Paris avec eux, son nouveau copain est totalement crétin ! Ils vont bien ensemble ! »

– Menaces (de ne plus venir chez le parent victime, le plus souvent) : il fait feu de tout bois pour motiver ses menaces ou son chantage : « il ne me laisse pas regarder la télévision quand je veux », « quand je suis chez elle, je suis obligé de mettre la table », etc.

– Manque d’objectivité : le discours de l’enfant n’est plus nuancé, il est même manichéen. L’un des parents est irréprochable tandis que l’autre est « diabolisé ». « Ma mère au moins, elle est cool, mon père, lui, est un grand malade ! ».

– Appropriation « d’opinion » : lorsque l’enfant dit ne pas vouloir faire quelque chose, il soutient que c’est son idée, basée sur sa propre ‘réflexion’.  « Jouer d’un instrument, ça n’apporte rien dans la vie ! ». L’enfant est persuadé qu’il n’a pas été influencé.

– Positionnement inadéquat : le parent aliénant fait en sorte d’être toujours défendu par l’enfant en cas de conflit parental. Otage d’un règlement de compte d’adultes, l’enfant devient un enfant soldat, sauf qu’il est désarmé dans une guerre sans merci qui ne le concerne pas. Pourtant, il sent intuitivement qu’il doit prendre position pour le parent ravisseur.

– A terme, diminution de la culpabilité : plus la situation perdure, moins l’enfant se sent coupable de discréditer le parent aliéné, de contester son autorité, ses opinions, ses projets ou ses valeurs.

– Effet tâche d’huile : là encore, l’animosité et le mépris de l’enfant enfle jusqu’à atteindre les membres de la famille du parent aliéné. Les grands-parents, frères et sœurs du parent aliéné sont déconsidérés au même titre que le parent. Tout le monde dans le même sac ! L’enfant peut également montrer un mépris du métier, des amis, voire de la culture d’origine du parent cible.

La souffrance que lui infligent la culpabilité initiale, le conflit de loyauté, les sentiments étouffés, réfrénés et les accès de rage, ne lui permet pas de se construire de façon équilibrée. Tourmenté par le manque de repères « normaux » et solides, l’enfant se construit sur un modèle unique, pathologique, dysfonctionnel, celui du parent aliénant puisque le lien avec l’autre parent, inévitablement détruit, ne lui montre aucune autre manière de créer un lien plus sain et plus constructif.

L’intime souffrance de l’enfant qui aimait son parent victime devient peu à peu incommunicable. Il ne peut plus dire qu’il a besoin de ce parent-là aussi. Au fil du temps, le parent aliéné devient un ‘étranger’.

Comme d’autres situations à risques (inceste, viol, attitude intrusive etc.), le SAP est un abus sur l’enfant dont les conséquences psychologiques peuvent être gravées à vie.

On trouve, parmi les dégâts causés sur ces enfants « embrigadés », un problème de représentation de la réalité (l’enfant ne peut plus se fier à sa propre perception des situations), il perd confiance en lui, il a tendance à rejeter les fautes sur l’autre, son identité sexuelle est fragilisée. Certains développent une personnalité « borderline ».

Il éprouve un sentiment de culpabilité, d’isolement, il vit un repli sur soi, peut être en échec scolaire, éprouve une difficulté ou une incapacité à fonctionner dans un environnement social normal, est atteint d’une dépression chronique, de troubles de l’identité. L’enfant peut développer des phobies, une méfiance paranoïde. On observe également des comportements agressifs, un manque de structure, d’organisation et, dans les pires cas, des tentatives de suicide ou des suicides. Si le jeune ne met pas fin à ses jours, il n’en éprouve pas moins un mal être profond le menant à des comportements à risques, en usant de substances toxiques (alcool, drogues).

Les troubles, quels qu’ils soient, peuvent apparaître à un âge plus avancé : ces enfants devenus de jeunes adultes jusque-là « épargnés » – en apparence – ont des difficultés à construire des liens, autant de leur vie privée que professionnelle ou sociale car ils n’ont pas appris le concept d’altérité.

Enfin, une fois adulte, le jeune court le risque de reproduire le schéma du parent aliénant.

J’ajouterai que du point de vue juridique, loin d’être un modèle de citoyenneté, l’attitude initiale du parent aliénant agissant en toute impunité est un modèle de délinquance pour son enfant.  Ce dernier apprend, au fil des années, qu’il est possible de ne pas respecter les règles, de détruire l’image d’un autre, de le dénigrer et lui désobéir, de proférer des menaces, d’user de chantage et de se montrer irrespectueux des institutions.

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Le processus d’aliénation

Socrate était un homme sage qui vivait en Grèce, il y a très longtemps.

Un jour quelqu’un vint à lui et lui dit :

– Écoute Socrateil faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit ...

– Arrête, dit l’homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les 3 tamis ?

–  Les trois tamis ? dit l’autre, rempli d’étonnement.


– Oui, mon ami, les 3 tamis. Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ?

– Non, je l’ai entendu raconter et …


– Bien, bien : mais sans doute l’as-tu fait passer à travers le deuxième tamis qui est celui de la bonté. Est-ce que ce tu veux me raconter, s’il n’est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ?

Hésitant, l’autre répondit :

– Non, ce n’est pas quelque chose de bon au contraire …


– Hum, dit le sage. Essayons de nous servir du troisième tamis et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire… 

– Utile, pas précisément…


– Et bien, dit Socrate, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir et te conseille de l’oublier ! 

Cette histoire me paraît illustrer parfaitement mon article :

Généralement, nous n’avons ni le temps, ni la possibilité ni même l’envie de vérifier les sources d’informations. Qu’il s’agisse de ce que nous entendons dans les médias, dans le monde du travail, voire au sein même de la famille, souvent, nous allons répéter, colporter ce qui nous a été dit, sans se soucier des conséquences possibles sur la vie d’autrui. Certaines rumeurs sont dangereuses. Pourtant, il est utile de se rappeler que celui qui médit sur autrui ne peut avoir aucune véritable bonne intention, qu’un jour il pourrait agir de même contre nous et que cela pourrait avoir de graves conséquences sur notre existence.

Il est facile de décrédibiliser une personne auprès d’un adulte : il suffit de lui attribuer une étiquette négative (c’est une voleuse, une folle, un incompétent, etc.), de mettre l’accent sur ses présumés défauts, ses failles ou ses faiblesses, de porter un jugement lapidaire sur un comportement isolé en omettant de le situer dans son contexte, d’accentuer une de ses attitudes (elle n’a pas précisé un détail donc « c’est une menteuse »), etc.

Il est encore plus facile de décrédibiliser une personne auprès d’un enfant, même s’il est question d’un de ses parents : le travail de sape porte parfois ses fruits en quelques mois. Le parent aliénant pose méticuleusement ses bombes à retardement.

Vous trouverez ci-après une série de comportements envers l’enfant et l’ex-conjoint (liste non exhaustive) destinés à faire rompre le lien entre l’enfant et le parent exclu :

Attitudes envers l’enfant :

– le contacter lorsqu’il passe du temps chez l’autre parent et utiliser des mots culpabilisants « tu me manques ! », « c’est difficile de te savoir loin de moi », « j’ai hâte que tu rentres à la maison ! »…

– intercepter le courrier qui lui est adressé.

– ne pas lui passer les communications téléphoniques de l’autre parent.

– ne pas lui transmettre les messages. (Ces 3 dernières attitudes permettent au parent aliénant de faire croire à l’enfant que l’autre parent ne pense pas à lui)

– menacer de le punir s’il appelle l’autre parent, lui écrit ou essaye de le contacter.

– dévaloriser discrètement l’autre parent en sa présence.

– organiser un événement joyeux et attendu par l’enfant, comme un WE dans un parc d’attraction, sur le temps de visite de l’autre parent.

– lui présenter le nouveau conjoint comme sa nouvelle mère ou son nouveau père.

– lui parler d’une manière calomnieuse du nouveau conjoint de l’autre parent.

– le confier à des personnes autres que l’autre parent pour les droits de visite, alors que ce dernier est disponible pour s’en occuper.

– minimiser la responsabilité de l’autre parent dans les moments complices et heureux.

-interdire à l’enfant de porter les vêtements que l’autre parent lui a achetés au prétexte qu’ils ne sont pas assez bien pour lui, vilains, démodés.

– faire en sorte d’être contacté par l’enfant dès que l’autre parent cherche à exercer son autorité, en lui laissant penser que ce dernier abuse de son pouvoir.

Attitudes envers l’autre parent :

– lui reprocher les mauvais comportements de l’enfant.

– ne pas l’informer des activités dans lesquelles l’enfant est inscrit.

– l’empêcher d’avoir accès au dossier scolaire et/ou au dossier médical de l’enfant.

– « oublier » de le prévenir des rendez-vous importants (école, cabinets médicaux, entretiens…).

Ces attitudes subtiles ou non, mettent à mal la place de l’autre parent dans l’esprit de l’enfant au point de le rendre méprisable. Et les conséquences peuvent être d’une extrême gravité.

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J’aborde ici un domaine grave de la manipulation dont on commence seulement à parler dans les tribunaux : ce phénomène (qui relève de la manipulation sur ses propres enfants) reste pourtant encore assez mal connu, malgré ses conséquences dévastatrices.

Généralement, après une séparation, chaque parent entretient avec son (ou ses enfants) un rapport unique, faisant de son mieux pour son éducation et son bien-être, dans le cadre qu’il lui offre désormais séparément du conjoint. En principe chaque parent laisse l’autre parent en faire autant, même s’il existe des difficultés à se mettre d’accord sur les choix essentiels pour le bien de l’enfant (pratique d’une activité, argent de poche, règles de vie, vacances…). Si le consensus n’est pas toujours possible, il y a globalement moyen de trouver des arrangements pour que l’enfant souffre le moins possible de la séparation, tout en veillant à lui inculquer des valeurs et à préserver la relation particulière qu’il a avec le père et celle qu’il a avec la mère, même si ces derniers ne forment plus un couple parental.

Bien sûr, dans certains cas, le dialogue est rompu entre les parents et chacun prend ses décisions de façon unilatérale. Si l’enfant ne se trouve pas au milieu d’une véritable guerre parentale, il y trouvera son compte et, avec un peu de chance, il n’en pâtira pas totalement.

Il arrive tout de même que les choses tournent très mal entre les parents. L’un d’eux va alors déclarer à l’autre une guerre sans merci, se montrer hargneux, sans relâche, sur le long terme et en utilisant l’enfant comme arme. Dans ce volet nous aborderons donc ce sujet épineux des parents qui manipulent leur propre enfant en lui donnant une image fausse et dévalorisante de l’autre parent. La haine et/ou l’esprit de vengeance qui anime ce parent déclenche le désir de « laver le cerveau » de l’enfant qui devient alors l’otage du parent aliénant, celui qui dévalorise l’autre parent.

Le parent aliénant est atteint du Syndrome d’Aliénation Parentale.

En voici une définition officielle :

« Le Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP) est un trouble de l’enfance qui survient presque exclusivement dans un contexte de dispute concernant le droit de garde de l’enfant. L’enfant l’exprime initialement par une campagne de dénigrement à l’encontre d’un parent, cette campagne ne reposant sur aucune justification. Le SAP résulte de la combinaison de la programmation du parent endoctrinant (lavage de cerveau) et de la propre contribution de l’enfant à la diffamation du parent cible. Lorsqu’un abus et/ou une négligence parentale existent vraiment, l’animosité de l’enfant se justifie et ainsi l’explication de ce comportement par le syndrome d’aliénation parentale ne s’applique pas. »

Attention : démêler le vrai du faux peut s’avérer être un vrai casse-tête. Il convient donc de préciser que parfois le parent rejeté l’est à juste titre, nous verrons cela dans un futur article.

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