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Archive for the ‘Profil général d’une victime de manipulation’ Category

Je souhaitais mettre en ligne ce commentaire écrit par une internaute dans un mail qu’elle m’adresse (avec son consentement bien sûr). J’ai retiré les formules de politesse pour ne garder que la substance qui me paraît parfaitement résumer ce que ressent une victime, même lorsque celle-ci a les outils intellectuels pour comprendre ce qui se passe (avec ou sans l’aide d’un thérapeute, pendant ou après la relation) :

)….(Je me permets de venir apporter ma propre analyse faite avec l’aide d’un bon psychiatre.

Je dis « bon » car j’en ai consulté deux autres plus une psychothérapeute (cela sur une période de 14 ans) et aucun n’a mis le doigt sur l’anormalité de la relation que je vivais, en reportant toujours la responsabilité sur ma personne, voire en me culpabilisant de rester dans cette relation. Grosso modo : « si vous n’êtes pas contente de ce que vous vivez, quittez-le ! ».

Seulement, je crois que pour quitter un pervers narcissique, il faut vraiment être rendue à bout car avant, il s’arrange trop bien à vous convaincre insidieusement que vous ne vaudriez rien sans lui ou que vous êtes une ingrate de le laisser tomber après « tout ce qu’il a pu faire pour vous ».

J’ai beaucoup lu sur le PN et sa victime.

En ce qui concerne votre première interrogation : enfances similaires ? Peut être pas mais en tout cas, construction mentale bâtie sur un sentiment d’abandonnisme et de manque profond de confiance en soi (essentiellement sur le plan affectif ou physique).

En ce qui me concerne, tout baigne dans le domaine social ou professionnel, j’ai réussi une carrière qui me plait et travaille avec des gens qui m’apprécient, j’ai des amis sur lesquels je peux compter et ils me l’ont prouvé.

Par contre, sur le plan amoureux je n’ai jamais cru que je méritais d’être aimée pour ce que j’étais alors je donnais : de mon temps, de mon amour, de mon argent et ça sans attendre de retour et surtout sans en avoir. Dans mon enfance, je n’ai pas connu de démonstration affective de la part de mes parents alors je n’en réclamais pas de la part des hommes que je rencontrais.

Ça, c’est le terrain sur lequel le PN travaille et il détecte très vite les proies.

Ensuite vient la faille dans laquelle il s’engouffre, pour ce qui me concerne, mon PN m’a rencontrée alors que je venais de me faire larguer et que j’assistais ma mère en fin de vie, alors que j’avais déjà perdu mon père depuis 10 ans et que je n’avais ni frère, ni soeur, ni tante ou oncle.

Je compare leur approche à celle des sectes qui détectent les proies fragilisées et leur font miroiter une « vraie » famille de cœur avec des valeurs et la sécurité.

Les failles, ce sont aussi les points faibles que nous avons avoués au décours de confidences ou qu’ils ont détectés eux-mêmes.

Et le travail commence, insidieusement au début puis s’amplifie sans que l’on s’en rende compte.

Et quand nous sommes sous l’emprise, régulièrement ils appuient là où ça fait mal, encore et encore.

Je pense que n’importe qui ne tombera pas dans les filets du PN pour la bonne raison que le PN n’ira pas vers des personnes « armées affectivement ».

Ils savent que leurs tentatives d’emprise seront vaines.

Le gros problème dans tout ça, c’est que je reste persuadée (même si d’aucun me disent le contraire) qu’ils agissent de façon inconsciente parce que leur construction mentale est telle qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Même s’ils reconnaissent faire du mal ou du tort, ils ont toujours de bonnes raisons : c’est la victime qui est susceptible, elle l’avait mérité, elle a dit ou fait quelque chose qu’elle n’aurait pas dû…

Tel un homme qui bat sa femme ! Comment peut-on, quand on est « structuré normalement », concevoir comme normal de porter des coups ? Et de recommencer.

Si ces malades qui s’ignorent en arrivent à ça, pourquoi ne pas partir eux ?

La réponse est simple : ils ont leur drogue à la maison et en prennent une dose régulièrement.

Et l’effet pervers, c’est que, comme tout drogué, les PN retrouvent un semblant de calme, suite à la jouissance qu’ils se sont procurée en avilissant l’autre et nous, on pense que ce sera la dernière fois et puis notre part de responsabilité prend le dessus : « c’est parce qu’on fait mal ou que l’on n’est pas assez bien pour lui qu’il dégoupille régulièrement. »

Voilà, à travers mon témoignage, les réponses que j’aurais données aux questions posées pour ce qui me concerne.

Mais il y aurait tant à écrire.

En tout cas, à nouveau merci pour toutes les recherches que vous avez effectuées, je regrette juste ne pas avoir connu votre blog en septembre 2010 quand j’ai commencé à me rendre compte qui était réellement la personne avec qui je vivais.

J’espère aussi qu’il servira à beaucoup de personnes qui ne se rendent pas compte de l’enfer dans lequel elles sont tout simplement parce qu’elles ne s’estiment pas ou plus assez.

Je sais que cela vous demande beaucoup de temps de porter votre attention sur les mails que vous recevez, aussi je vous remercie de m’avoir lue )…(.

Cordialement.

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De même que le manipulateur se reconnaît par ses agissements, la personne harcelée, répond également à un certain « profil psychologique », que voici :

Elle craint généralement de ne pas être à la hauteur tout en espérant l’être, paradoxalement, en donnant plus, en se conformant aux désirs des autres, en faisant passer les besoins des autres avant les siens, parfois même, en se sacrifiant. En donnant ainsi une image d’elle irréprochable, elle pense que sa façon de faire finira par être appréciée et qu’ainsi elle sera aimée. Elle finit par se rendre compte que le fait de tout donner au point de s’oublier ne suscite pas forcément la considération, l’amour et le respect. Parfois, elle ressent, même confusément, que son abnégation risque d’inviter l’autre à une attitude abusive envers elle, irrespectueuse, voire méprisante, mais elle ne parvient pas à agir autrement, par crainte d’être rejetée ou abandonnée.

Elle est généralement généreuse, vivante et compatissante : elle cherche à comprendre les autres, aime partager et faire plaisir. Elle est plutôt aimable, affectueuse, joyeuse, ouverte d’esprit, agréable, souriante, empathique, amusante et sensible. Perspicace et plutôt éveillée, elle accède parfois à un niveau d’études élevé. Pourtant, elle a tendance à se dévaloriser et a une forte propension à se sentir coupable, sans motif sérieux.

Comment une telle personne (dont les qualités humaines ne manquent pas) en arrive-t-elle, dans son parcours, à manquer d’estime d’elle-même au point d’être sous emprise dans sa vie affective et amoureuse ?

Comment se fait-il qu’elle ressente un attachement très puissant envers un conjoint qui la dénigre, la maltraite, la manipule, ou qu’elle ait une telle difficulté à s’en séparer une fois qu’elle a identifié son machiavélisme, ou encore qu’elle revienne parfois vers lui après une rupture salvatrice ?

La réponse se trouve généralement dans son enfance.

  1. Elle a eu au moins un parent manipulateur, auquel cas, elle ne connaît pas d’autres types de rapports affectifs.
  2. Elle a eu un entourage cassant, difficile, sans nourriture affective suffisante, ce qui l’a amenée à un manque d’estime de soi profond et durable.
  3. Elle est atteinte du « syndrome du sauveur ».

Vous faites peut-être partie de ces personnes ?

Il ne faut pas négliger ce que nous avons vécu enfant, il ne faut pas l’ignorer ou le considérer comme peu de choses, car dans cette période de notre vie, tout traumatisme pourra affecter notre vie d’adulte. Selon le caractère de l’enfant, ses expériences, sa manière unique de les vivre et de les digérer, il aura une plus ou moins bonne capacité à rebondir. Cependant, une carence affective importante peut causer des dégâts émotionnels et psychologiques profonds.

Si, de surcroît, il y a maltraitance (coups, railleries, moquerie, dénigrement, dévalorisation, absence de félicitations, d’encouragements, etc.) les dégâts sont encore plus profonds. Et si, parfois, il y a un changement soudain d’attitude du parent, qui se met à être doux et affectueux, sans raison apparente, l’enfant apprend que l’amour c’est cela… douche froide, douche chaude !

Un climat, d’insécurité dans lequel il a l’impression de n’être jamais assez parfait, prépare un terrain favorable à la rencontre avec un manipulateur.

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Voici une série de questions.

Essayez d’y répondre le plus honnêtement possible et comptez le nombre de fois où la réponse est soit « clairement oui » soit « plutôt oui ».

* Vous sentez-vous facilement coupable sans motif sérieux ?

* Avez-vous peur de poser des limites claires aux autres ?

* Avez-vous peur de blesser ou de froisser si vous osez le faire ?

* Avez-vous des réticences à vous faire passer en priorité ?

* Avez-vous tendance à être déçue qu’on ne reconnaisse pas vos qualités ?

* Etes-vous à l’affût des compliments et/ou félicitations ?

* Vivez-vous dans l’espoir de recevoir un peu d’amour ou de considération de la part de votre conjoint, d’un parent, ami.

* Aimeriez-vous recevoir plus de considération de la part de vos collègues ou de votre supérieur hiérarchique ?

* Avez-vous peur ou êtes plutôt inquiète à l’idée d’exprimer clairement vos désaccords ?

* Avez-vous une appréhension, voire une peur, face aux refus, oppositions et remises en question ?

* Avez-vous peur de ne pas être approuvée ?

* Redoutez-vous les critiques et l’exposition au jugement d’autrui ?

* Avez-vous peur de dire ce dont vous avez besoin ou ce qui vous ferait plaisir ?

* Laissez-vous régulièrement les autres abuser de votre générosité, temps et ouverture d’esprit ?

* Avez-vous peur de prendre clairement position ou de dire non par crainte d’être abandonnée ou rejetée ?

* Avez-vous peur que les conflits conduisent les autres à vous rejeter ou à rompre avec vous ?

* Avez-vous tendance à vous justifier même lorsqu’on ne vous demande aucune explication ?

* Avez-vous tendance à vous comparer aux autres de manière désavantageuse pour vous ?

* Avez-vous tendance à vous focaliser sur ce que vous ne connaissez pas ou ne savez pas faire ?

Si vous avez répondu « oui » à plus de la moitié des questions, qu’est-ce que cela signifie ?

C’est le signe que votre besoin de reconnaissance est assez élevé. Vous avez une tendance à vous sentir dépendant sur le plan affectif et vivez avec une défaillance de l’estime de vous : cela vous amène à rechercher trop souvent la considération, l’amour et le respect auprès de personnes qui ne sont pas disposées à vous en donner spontanément et avec désintéressement. Pour cela, vous pouvez donner beaucoup, trop, jusqu’au sacrifice de vous-même. Mais cela ne fonctionne généralement pas et, à terme, vous êtes régulièrement pris dans la spirale de la frustration et de la colère. Cela vient juste d’une mauvaise perception, voire d’une ignorance, de votre propre valeur (vos forces, qualités, compétences, vos faiblesses, failles et limites). Rendu vulnérable par votre besoin d’être aimé, tout se passe comme si votre vie était suspendue au verdict des autres. Vous ne savez peut-être pas comment agir autrement, ou bien vous en avez une idée, mais ne pouvez pas -ou ne savez pas- comment la mettre en application.

Ce ne serait pas trop gênant si nous vivions dans un monde ‘merveilleux’, entourés de personnes bienveillantes et généreuses. Mais ce n’est pas le cas et nul n’est à l’abri d’une rencontre avec une personnalité malveillante, malsaine, abusive ou manipulatrice. Une relation avec ce genre de profil pourrait s’avérer fatale pour vous car la dépendance affective dont vous souffrez peut vous maintenir durablement dans un tel lien, néfaste et dévastateur.

Vous sentez-vous toujours concerné ?

Alors ce site peut vous aider à comprendre comment le manque d’estime de vous-même a pu se consolider au cours de votre enfance et en quoi, dans votre vie d’adulte, il contribue sournoisement à faire de vous une victime potentielle pour un charmeur, un séducteur, un dominateur et pire, un manipulateur ! Un manque d’estime de soi profond peut vous faire prendre de mauvaises décisions, vous maintenir dans une situation désastreuse (personnelle ou professionnelle) et même vous empêcher de réagir pour sauver votre peau. Même conscient des troubles occasionnés dans une telle relation, une part de vous finit par l’accepter à cause de votre éducation, de vos conditionnements, de vos valeurs personnelles. Et particulièrement à causes de vos croyances limitantes !

Ce sont elles qui vous paralysent : votre croyance que « l’autre » sait ou que vous ne savez pas, votre croyance que sa position familiale ou professionnelle lui donne des droits sur vous, votre croyance que si vous réagissez vous allez perdre cette relation, etc. ! Les croyances sont légion.

Les croyances dévalorisantes, le manque d’estime de soi et une propension à la culpabilité sont de puissants leviers dont se servent les manipulateurs pour soumettre et opprimer leurs victimes, parfois jusqu’à la dépersonnalisation.

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