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Archive for the ‘Les 10 caractéristiques possibles’ Category

Absence de scrupules

• Le pervers narcissique est souvent un individu relativement intelligent. Rares sont ceux qui sont franchement bêtes. Dépourvu de valeurs morales, il n’a ni états d’âme, ni remords ou problèmes de conscience. Ce manque absolu de scrupule déroute d’abord ses victimes – c’est à dire les personnes qu’il manipule – tant elles ont du mal à y croire.

• Il n’a de respect que pour les gens plus forts que lui, ayant plus de pouvoir et de richesse, ou plus combatifs que lui. Faire preuve d’humanité, de sensibilité est souvent vu par lui comme l’expression d’une forme de naïveté ou de sensiblerie qui n’a pas lieu d’être.

Egoïsme forcené

• Charité bien ordonnée commence toujours par soi-même. Son unique but et objectif est d’obtenir un bénéfice pour sa propre personne. Il essaye de profiter à chaque instant de toute opportunité, de toutes les situations, de toutes les personnes rencontrées – celles-ci étant autant que possible systématiquement instrumentalisées – pour en tirer avantage. Sa philosophie est toujours utilitariste. Et il sait ménager ceux dont il a besoin, son conjoint, une relation de travail…

• Le pervers narcissique n’est courageux que quand il est sûr de gagner et que les conséquences vont dans le sens du renforcement gratifiant de son image narcissique. Sinon, il fait preuve d’une extrême prudence, pour ne pas dire lâcheté. La notion d’honneur ou d’élégance morale lui est inaccessible.

• Comme pour tous les narcissiques, tout lui est dû. Il n’admet ni mise en cause ni reproche. Sa loi est celle de ses désirs immédiats, dans l’instant. Tout doit lui céder systématiquement. C’est comme si, à l’âge adulte, il était demeuré un enfant gâté.

• Pour certains, un petit bobo prend de graves proportions, comme si c’était une maladie importante, devant inspirer la compassion de l’entourage.

Absence de compassion

• Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune humanité, aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculateurs, indifférents à la souffrance d’autrui. Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, les pervers narcissiques simuleront le fait d’être totalement remplis, en apparence, de bons sentiments humains et d’une sincère empathie pour autrui.

• Ils ignorent les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil (pour les autres). Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche…

• Quand un pervers reçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d’obtenir une revanche. Ce n’est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c’est une rancune inflexible, implacable, à laquelle le pervers applique toutes ses forces et ses capacités de raisonnement. Et alors, il n’aura de cesse d’assouvir son dessein de vengeance.

Haine et agressivité

• Le pervers narcissique a souvent besoin de haïr pour exister. C’est une des raisons pour lesquelles il n’est jamais satisfait par quoi que ce soit (les autres, les objets …). La haine peut être chez lui un moteur très puissant de son action et de son comportement. Incapable d’aimer, il essaie de détruire, par cynisme, la simplicité de toute relation naturelle et saine.

• Prisonnier de son propre personnage et de l’image, le plus souvent factice, qu’il présente à la société, le pervers narcissique tente alors de détruire la liberté d’autrui et de lui imposer des contraintes décidées par lui. Il y a, chez lui, une mentalité agressive d’envie, de convoitise, d’irritation haineuse à la vue du bonheur, des avantages d’autrui.

• Pour s’accepter et s’affirmer, le pervers narcissique doit triompher de quelqu’un d’autre, le détruire, jouissant alors de sa souffrance. Cette perception, de ce qu’il croit ne pas posséder, est subjective, elle peut même être délirante. Ce sentiment d’infériorité vis-à-vis de la personne enviée et haïe le pousse à chercher à posséder ce qui est convoité. Pour combler l’écart qui le sépare de l’objet de sa convoitise, il lui suffit alors de l’humilier, de l’avilir.

Mensonge

• Le pervers narcissique est toujours, intérieurement, dans la peau d’un autre. Il n’est jamais sincère, toujours menteur. Il peut aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb, d’une façon jusqu’au-boutiste. Le plus souvent, il effectue de sensibles falsifications de la vérité, qu’on ne peut pas vraiment qualifier de constructions délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise – ce qui est, pour les autres, très déstabilisant – fait partie de son jeu.

• Derrière cette pratique jusqu’au-boutiste du mensonge, qui paraît parfois suicidaire, se cache, le plus souvent, une attitude de défi à l’ordre social, une façon de montrer qu’il est toujours le plus fort et qu’il contrôle toujours la situation – ou les statistiques de crimes et délits… Même quand il le faudrait, il ne reconnaîtra jamais rien, ni ses mensonges, ni ses torts, y compris dans des moments cruciaux, lors d’un interrogatoire policier, voire d’un procès d’assises.

• Par contre il pourra reconnaître éventuellement un mensonge mineur s’il n’a pas grand chose à y perdre. Mais même l’aveu de ce petit mensonge sera toujours difficile à obtenir de sa part.

Mythomanie

• Le pervers narcissique a souvent une composante mythomane. Elle est liée à sa propension au mensonge – une composante opérationnelle, consciente, pour parvenir plus facilement à ses fins – et à un besoin de se voir mieux qu’il n’est dans la réalité. Il aime se mentir à lui-même, sur lui-même. Le déni (de ses défauts, de l’autre) lui permet de « s’aimer » (et de s’aimer toujours plus).

• Comme tout mythomane, il ment souvent parce qu’il craint la réaction négative de l’entourage (de dévalorisation, par exemple) qu’entraînerait l’aveu de la réalité et de son mensonge. Sa mythomanie a tendance alors à s’auto-entretenir, sans fin, voire à se renforcer au cours du temps. Il se ment sur sa vraie valeur, sur ce qu’il est réellement. Il sait partiellement qu’il se ment à lui-même, mais il minimise ses propres tromperies sur sa personne. Par moments, il finit par croire à ses mensonges, à d’autres, il a conscience de son illusion. C’est toute l’ambivalence de la pathologie mythomane.

• Le pervers narcissique est un « comédien né ». Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une seconde nature. Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est infini, sans cesse renouvelé.

• Le pervers narcissique est en général apprécié au premier abord car il paraît extraverti, sympathique et séduisant. Assez fin psychologue, il a souvent un talent pour retourner l’opinion en sa faveur et emporter l’adhésion à ses idées, même les plus contestables.

Orgueil et combativité

• Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une combativité extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa mégalomanie, son narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette combativité.

• Souvent immensément orgueilleux, le pervers narcissique aime gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut admettre, une seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups les plus retords, pour ne jamais perdre. Le pervers est comme un enfant gâté. S’il ne rencontre pas de résistance, il ira toujours plus loin.

• A la longue, cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du succès pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa mégalomanie, elle la renforce en retour, et l’amène à ne plus pouvoir tolérer la moindre frustration ou contradiction.

• Le pervers narcissique adore se valoriser, paraître plus qu’il n’est réellement. Toute atteinte à la haute image qu’il a de lui même peut le rendre très agressif. Tous ses efforts viseront alors à rétablir cette image flatteuse qu’il a de lui-même, et ce par tous les moyens, y compris par la destruction du perturbateur, celui qui a commis le crime de lèse-majesté.

• Il a une très haute opinion de lui-même. Les autres sont pour lui quantités négligeables – ce sont des larbins, des domestiques, des « peanuts »… Il déteste qu’on lui fasse de l’ombre, qu’on se mette en avant, qu’on prenne de l’ascendant sur lui, qu’on lui résiste, qu’on lui dise non. Il a besoin sans cesse de rabaisser autrui, par une petite pique de-ci de-là (untel n’a pas de personnalité, celle-ci est égoïste, celui-là est ingrat, untel est pingre…).

Sadisme

• Un plaisir pervers s’éprouve dans la vision de la souffrance de l’autre. Bien sûr, le PN ne l’avouera jamais et affirmera plutôt le contraire, en « s’offusquant » que vous puissiez le voir ainsi… Pourtant, il ressent une vraie jouissance à voir l’autre souffrir, à le maintenir dans le doute, à l’asservir et à l’humilier. Étant incapable de relation véritable, il ne peut en établir que dans un registre pervers de malignité destructrice.

• Les êtres humains ne sont plus pour lui des êtres humains, mais des objets de jeu et de plaisir. Il aime chosifier l’autre, et faire en sorte que sa victime ne puisse jamais s’en sortir, ne serait-ce que pour l’empêcher de témoigner contre lui.

Paranoïa

• À la personnalité perverse et narcissique peut parfois se superposer une composante paranoïaque. A force de duper les gens, le pervers se doit d’être de plus en plus secret et d’être de plus en plus sur ses gardes. Il se confie de moins en moins.

• À un moment clé, il peut se révéler d’une hyper-susceptibilité maladive. Sa paranoïa lui fournit alors un regain d’énergie combattive.

Mesquinerie

• On est parfois surpris de découvrir, derrière son apparence généreuse, brillante ou intelligente, un esprit mesquin, terriblement jaloux, rancunier, vengeur, d’une indéniable petitesse morale. Ses buts « nobles » et « généreux » se révèlent alors nettement moins nobles qu’il y paraissait au premier abord.

• Enfin certains comportements déroutants du pervers narcissique peuvent être l’indicateur d’un début de psychose ou de démence précoce…

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