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Archive for the ‘Comm avec PN partie 1’ Category

Communiquer avec lui : attention, danger !

La COMMUNICATION VÉRITABLE avec un manipulateur est IMPOSSIBLE car il n’est pas capable de communiquer de façon simple, authentique, claire et saine avec autrui, en particulier avec sa cible. Pour la galerie, il peut donner le change tant que le sujet ne concerne pas son attitude, sa personnalité et tant qu’il n’est pas remis en question.

En effet, la manipulation est le seul moyen de communication qu’il connaisse, aussi se complait-il dans une communication ambiguë en faisant usage de toute une série de techniques pour la dévier de son objectif premier, la bloquer ou la fuir. Paradoxalement, c’est lui-même qui va affirmer que vous communiquez mal.

« Le mode de perception du manipulateur et ses processus cognitifs sont perturbés dans le sens pathologique du terme. Vous ne cessez de vous interroger sur l’irrationalité du raisonnement de ce partenaire. » (Isabelle Nazare-Aga, « Les manipulateurs et l’amour »)

1. Il refuse la communication directe

De façon subtile ou franchement évidente, le manipulateur fuit toute discussion qui le met dans l’embarras. Il peut tirer deux avantages de cette ruse habile : cela lui permet d’aggraver le conflit tout en l’imputant à l’autre mais aussi d’être perçu comme un individu plein de grandeur et de sagesse, par qui ne perçoit pas l’intention méprisante de son silence.

Pour fuir ouvertement une discussion, le manipulateur use de toute une série de stratégies dont voici quelques exemples :

• Il arrive en retard : la majorité des manipulateurs ne respectent pas la ponctualité et se font attendre.

• Il est absent alors qu’il a promis de venir.

• Il refuse de consulter un thérapeute conjugal avec vous ou pire : il vous y accompagne pour une première séance (vous pensez qu’il va enfin se remettre en cause !?) puis il vous convainc de l’incompétence du professionnel afin de ne plus y retourner.

• Il s’échappe physiquement en pleine discussion en changeant de pièce ou en sortant faire un tour.

• Il raccroche soudain le téléphone.

• Il arrête subitement une conversation avec vous, surtout lorsque c’est vous qui êtes en train de parler.

• Il s’intéresse à autre chose lorsque vous prenez la parole, par exemple en téléphonant à quelqu’un d’autre.

• Il remet toujours à plus tard en inventant de nouvelles excuses.

• Il boude avant que le débat ne soit clos : c’est une technique très courante du manipulateur. Il est capable de bouder des heures voire des jours entiers sans que vous en connaissiez la réelle raison or, il vous affirmera l’inverse. C’est pour lui un excellent moyen de vous culpabiliser.

• Il se manifeste uniquement de façon non verbale : haussement d’épaules, soupirs, regards désapprobateurs, yeux en l’air, sourires ironiques, froncements des sourcils, etc.

• Il affirme détester les conflits. En réalité, il les provoque. Il justifie ainsi sa non-participation au débat qui vous tient à cœur. Parfois il dit que les conflits sont normaux dans un couple pour justifier ses provocations.

En outre, il utilise d’autres moyens plus subtils pour fuir la discussion authentique, notamment pour résoudre les problèmes.

Ceux-ci sont explicités dans les points suivants.

2. Il déforme le langage

Le flou

• Il répond évasivement de manière délibérée, entretenant ainsi la confusion.

• Sans porter d’accusation claire afin de ne pas se compromettre, il utilise des allusions voilées et insidieuses qui, finalement, vont réussir à semer le doute mais aussi induire des sentiments, des réactions, des actes, ou, au contraire, les inhiber.

• Il entretient un discours paradoxal.

L’embrouille

Un procédé verbal habituel du pervers (visant à vous déstabiliser) est d’utiliser un langage très technique, sophistiqué voire abstrait et dogmatique : ses formulations, ses mots, ses syntaxes sont incompréhensibles. Plus les mots sont savants, plus les syntaxes sont tordues, moins vous saisissez ce qu’il vous dit et votre argumentation ne peut donc plus rebondir sur un argument concret.

La lecture de pensée

Ce procédé consiste (chez le PN) à nommer les intentions de l’autre ou à deviner ses pensées cachées, comme s’il était le mieux placé pour les connaître :

• Il interprète, il transforme ce que vous dites et vous prête de fausses intentions.

• Il projette : c’est-à-dire qu’il vous accuse d’avoir un comportement ou une intention qui correspond davantage à ses propres comportements ou intentions (on parle de projection), par exemple : « Avoue que tu as un amant ! » alors que c’est lui qui vit ou désire une relation extra conjugale. « Je ne peux jamais compter sur toi » alors que c’est vous qui ne pouvez jamais compter sur lui.

Prêcher le faux pour savoir le vrai

Cette tactique est mise au point par le manipulateur pour vous surveiller et vous tirer les vers du nez.

« La pratique la plus courante consiste à transformer une supposition en affirmation ou à poser une question incluant un élément erroné, par exemple : « ta sœur a bien fait de vendre sa voiture à ton frère !« . Ce à quoi vous répondez spontanément : « elle lui a donné la voiture, elle ne lui a pas vendue !« 

Voilà ! le tour est joué, le manipulateur se demandait si le frère avait assez d’argent pour s’acheter une voiture d’occasion. La véritable question est d’autant mieux camouflée que la conversation est légère et positive. (Isabelle Nazare-Aga, « Les manipulateurs et l’amour »)

3. Il ment

Certes, le manipulateur ou le pervers est un menteur invétéré, cependant il ne ment pas à tout propos. Le plus souvent, il effectue de sensibles falsifications de la vérité ou en omet une partie. Cette désinformation volontaire mêlée de mensonge et de sincérité est très déstabilisante pour l’interlocuteur. Et si vous découvrez la vérité, il va tenter de retourner la situation pour vous convaincre que vos preuves n’en sont pas.

4. Il manie le sarcasme, la dérision, le mépris et disqualifie

Cette attitude crée très rapidement une atmosphère désagréable, elle permet de faire tomber la méfiance et surtout, d’éloigner la discussion du propos initial, par exemple : lorsque vous exprimez de la colère, il dit soudain une phrase du type « Mh, t’as de beaux yeux tu sais. » ou « t’es belle quand tu es en colère!« .

La communication perd son sens, elle est pervertie pour se muer en une arme de contrôle et de pouvoir sur vous. L’impact psychologique des mots est phénoménal, des petits mots peuvent traduire une grande violence, ils résonnent en nous comme le ferait un coup de marteau sur la tête. (Isabelle Nazare-Aga, « Les manipulateurs et l’amour »)

Certains manipulateurs utilisent les mots au service de l’humour et en font généralement profiter la galerie en public, or, dans l’intimité, cet humour devient sarcastique et ironique sur les autres et particulièrement vous. Leurs allusions caustiques voire misogynes reflètent bien une vérité très violente et masquée.

Aussi, ces railleries consistent à ne pas donner aux mots leur valeur réelle ou complète, ou à faire entendre l’inverse de ce qu’on dit. Dans son livre, « Les manipulateurs et l’amour », Isabelle Nazare-Aga cite :

« Ainsi, dire quelque chose dans l’intimité et laisser entendre le contraire en public, faire ressentir de la tension, de l’hostilité sans que rien en soit clairement exprimé, représentent des armes efficaces. Il est donc naturel que le conjoint ciblé par ces attaques sournoises y réagisse le plus souvent avec agressivité. Le manipulateur s’empresse alors de le qualifier de « susceptible », « d’hypersensible », de « parano » ou « dénué d’humour ». La moquerie semble beaucoup exciter les personnalités narcissiques sauf si celles-ci leur est adressée, bien sûr. »

Le manipulateur impose une communication au service de la dévalorisation, il ridiculise le partenaire en public, se moque de ses convictions, de ses goûts, de sa religion, de ses origines, de son aspect physique, etc. Déprécier l’autre est sa manière (paradoxale) d’obtenir une gratification personnelle.

Parmi toutes les expressions dévalorisantes, citons quelques exemples retenus par les témoins : « Tu es un despote, un égoïste, une femme facile, une salope, ou encore une putain.« 

Les insinuations : « Si tu as raté ta vie avant, c’est pas pour rien !« .

Les jugements définitifs : « Pauvre impuissant », « t’es une mauvaise mère.« .

Les questions ironiques : « Comment est-ce possible d’être aussi bête ?« .

Les surnoms méchants : « La grosse » se suivent et se ressemblent, la liste est longue.

Lire la suite sur Comm avec un PN partie 2.

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